1ND3X
Cécile Barraud de Lagerie
& Pauline Rivière
Nienke Baeckelandt
Renaud Baeckelandt
Corey Bartle-Sanderson
Bécanes Magazine
Hélène Bedouet
Estelle Benazet Heugenhauser
Eléonore Bonello
Olivier Brems
Mia Brena-Minetti
& Lieven Dousselaere
Corentin Canesson
Filip Collin
Hélène Drénou
Maxime Fauconnier
Pauline van der Ghinst
Naomi Gilon
Léo Grégoire
Inès Guffroy
Louise Guerraud
Naoki Karathanassis
Morgane Le Ferec
Tommy Lecot
Hadrien Loumaye
Matthieu Michaut
Rokko Miyoshi
Yemo Park
François Patoue
Elias Sanhaji
Raphaëlle Serres
Nicolas Valckenaere
& Tom Valckenaere
Darius Zoltan
& more!
21.JAN.2026
GRAND OPENING
BOOKLAUNCH
& GROUP SHOW
GRAND OPENING
BOOKLAUNCH
& GROUP SHOW
dans le cadre du projet a§s, accueilli pour la première fois par l'espace artistique spasss.
Entre expérimentations artistiques, architecture et pratiques d'expositions, le projet propose un shift radical afin de mettre en question les modèles institutionnels, les pratiques curatoriales et les conditions dans lesquelles les œuvres d'art sont produites, exposées et perçues.
L'ensemble du musée a entièrement été designé et conçu à la main, par Renaud et Raphaëlle, entre le 2 novembre 2025 et le 20 janvier 2026.
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En collaboration avec l’architecte Renaud Baecklandt, a§s invente le plus grand musée de Bruxelles: à travers un projet architectural à l’échelle 1:12, il s’agira de produire une collection d’art et de design miniatures au sein d’une institution pensée spécifiquement pour cet usage. Ce format vise à développer une histoire de l’art et de productions culturelles dégagées de leurs prétentions marchandes, et propose, par les caractéristiques plastiques des mondes miniatures, une alternative matérialiste non sans lien avec une économie du don déjà présente dans le projet a§s. Inspirée des codes de la maison de poupée, cette structure en coupe permet de déployer une narration faite de propositions, d’oeuvres et d’évènements, concomittants—à la manière d’une planche de bande dessinée. Ce comic-strip-tease agit comme un miroir grossissant des enjeux propres aux institutions.
Si Kanal—Centre Pompidou est d’ores et déjà le musée le plus coûteux de Belgique, moeder house musée aspire à en devenir le plus majestueux. Le musée, et son identité, se pensent comme une “maison-mère”—Musée comme Maison—, et entend expérimenter, dans l’art, une économie du don.
La miniature se présente ici comme une alternative aux logiques inhérentes à la production artistique et culturelle: par la modestie de ses formats, elle cherche à en fluidifier et en faciliter les processus. Ainsi, toutes les œuvres exposées naissent d’invitations adressées aux artistes ; leurs productions prennent la forme de dons directs faits à l’institution. Chaque œuvre contribue à constituer la collection du musée.
La miniature se présente ici comme une alternative aux logiques inhérentes à la production artistique et culturelle: par la modestie de ses formats, elle cherche à en fluidifier et en faciliter les processus. Ainsi, toutes les œuvres exposées naissent d’invitations adressées aux artistes ; leurs productions prennent la forme de dons directs faits à l’institution. Chaque œuvre contribue à constituer la collection du musée.
Maison-Mère
Mother Museum
Mother House
Mother of Thousands
Mother of Thousands Museums MTM
Head Office
Head Museum
Main Museum
Head House
Moeder House
Mother, l’ia dans Alien
Muse Mother
House & Museum
Museum & House
H&M
Host
Moeder House Musée
MHM
MHM
M
.moeder house musée.
Mother Museum
Mother House
Mother of Thousands
Mother of Thousands Museums MTM
Head Office
Head Museum
Main Museum
Head House
Moeder House
Mother, l’ia dans Alien
Muse Mother
House & Museum
Museum & House
H&M
Host
Moeder House Musée
MHM
M
Grand Opening
MOEDER HOUSE MUSÉE
Inauguration
Group show
Book launch
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Lorsque j’observe des enfants construire des châteaux de sable sur la plage, je suis fascinée. Une matière première abondante, offerte sans condition, suffit à conjurer l’ennui. Très vite, iels identifient l'emplacement juste : là où les vagues s’arrêtent et où le sable, encore chargé d’eau, est dense et compact. C'est à cet endroit précis que la matière accepte la forme. Ce choix n'est pas sans risque, car l’édifice sera exposé à la lisière de la mer, précisément à l'endroit où les vagues menacent d’effondrer ce qui se dresse. Rapidement, iels acquièrent des connaissances intuitives quant à la qualité du sable, sa densité, les variations d'humidités selon les différentes zones de la plage, et tant d'autres rituels qui amélioreraient la consistence des contre-formes extraites du seau, les détails ornementaux, le juste usage de brins d’algues, de cailloux, débris de verres polis ou coquillages. Chaque paramètre compte à mesure que l’architecture se complexifie. Loin du simple plaisir sensoriel, cette entreprise engage un corps qui creuse, tasse, verse, modèle, aiguise sa motricité fine. Poids, volumes, gravité, stabilité, équilibres, effondrements, chaos. MOEDER HOUSE MUSÉE
Inauguration
Group show
Book launch
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C'est la forme du château qui s’est globalement imposée sur les plages, au croisement de représentations symboliques et culturelles ; une forme architecturale simple et structurée, un canon qui se prête naturellement à des murs, des tours, des fossés, et se distingue par divers systèmes de frontières : le seau permet d'ancrer des tours, que des remparts rejoignent naturellement et qui, combinées à des douves pourraient freiner la course de l'eau qui s'approche. Un château qui devient support narratif, appelle personnages et aventures. Voué à s’effondrer, l’expérience de sa fragilité se fait en regard du labeur de sa création—qui demande temps et efforts. Dans le sable, l’enfant ne construit pas seulement un édifice, mais du sens.
Une assertion commune voudrait que les enfants construisent des châteaux de sable spécifiquement pour les détruire. Je ne le crois pas. Sur la plage, je n’ai aucun mal à trouver des constructions presque intactes encore, paisiblement abandonnées. Ce qu’iels ont laissé derrière elleux ne sont pas des ruines mais des histoires ; peut-être car il est difficile de détruire ce qui a demandé du soin à construire. Peut-être est-ce une invitation à y investir d’autres récits.
L’espace du jeu est déjà un espace construit en soi. Construire, dans le jeu, esquisse une forme d’éthique pratique, non normative, fondée sur la capacité à créer, agencer, organiser, mettre en relations, habiter et défaire des mondes. Le jeu implique ses propres conditions de cohérence, non pour produire de l’efficacité, mais pour rendre ce monde habitable. Il ne vise pas un résultat extérieur à lui-même ; il produit un ordre qui se justifie uniquement par le fait d’avoir lieu.
En cela, le projet a§s est aussi un château de sable. a§s est un outil d’expérimentations esthétiques, philosophiques, politiques et poétiques—c'est un espace collectif qui se transforme à mesure que chacun·e l’habite. Il est offert aux personnes invitées de déployer une proposition, qui usent des mêmes dynamiques présentes dans le jeu.
Le monde de l’art institutionnel a pleinement intégré une logique néolibérale productiviste et la dissimule souvent derrière un langage policé. Les institutions fonctionnent par extraction du travail et depuis la vulnérabilité d'une immense partie des artistes, tout en affichant des valeurs de care et d’horizontalités qui restent largement sporadiques. Cette dissociation entre valeurs proclamées et conditions matérielles n’est pas une contradiction, mais un mécanisme : l’éthique sert d’alibi, absorbe la critique et empêche le changement. Le système se maintient ainsi sans se transformer et la précarité, l’opacité, l’instabilité deviennent une norme. C'est pourquoi,
Le sérieux du jeu permet de s’y engager intensément et toujours de manière réversible : on entre dans ce monde, que l'on peut habiter, puis quitter. Chaque élément compte parce qu’il est choisi, non parce qu’il est nécessaire. L’ordre ludique est toujours révisable, il maintient les choses dans un état de disponibilités. Car le jeu fonctionne au conditionnel : il ne dit pas ce qui est, mais ce qui pourrait être, tant que l’on y consent, et cesse de l’être sans produire de perte. Il n’abolit pas le réel, il en suspend localement les nécessités, en créant un espace où ce qui advient n’est ni imposé ni indifférent. Les narrations qui traversent ces espaces ne sont jamais closes, toujours prêtes à se transformer. Les mondes qu’il fait apparaître n’ont pas vocation à s’imposer, à prétendre trouver des solutions, seulement à être éprouvés. Tout peut être rejoué. Et cette réversibilité est décisive : ces disparitions n’annulent pas l’expérience, elles les protègent.
Plutôt que de considérer le jeu comme une analogie romantique ou une métaphore poétique, il s'agit plus exactement d'une forme de rigueur singulière. Le jeu est un geste philosophique discret mais radical : la démonstration que du sens(ible) peut apparaître, que des mondes peuvent être imaginés sans être imposés, et que ce qui disparaît n’en a pas moins été pleinement réel. Le jeu permet de maintenir une relation vivante à l’imagination et aux désirs qui fondent sa créativité.
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a§s
a§s
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1ND3X
Alive internet theory, Bois, impressions 3d pla, esp8266, écran oled 1.27", 2026
Cécile Barraud de Lagerie
& Pauline Rivière
purple cube, carton peint, 260×400×220 mm, 2026
Nienke Baeckelandt
Social Egg Freezing, adn, cheveux de Timo Bonneure, epoxy, 50×42 mm, 2026
Corey Bartle-Sanderson
L’oeuvre a malheureusement été perdue dans son chemin entre Londres et Bruxelles.
Bécanes Magazine
Honda crf250r, échelle 1:12 choisie par Théo Campredon, modèle de Chino, vidéo wow boys "a day in the life of Chino"
Hélène Bedouet
Plasticine durcissante, câbles et piles, 2026
Estelle Benazet Heugenhauser
Incontinence Made in Europe, extrait, 50×70 mm
Olivier Brems
Over kunst als het oer-geschenk & Speculaties bij een museum op een schaal van 1:12, textes réalisés pour le projet
Mia Brena-Minetti
& Lieven Dousselaere
Allô! [acte 1], 9 es still watching, 1:12, impression jet d'encre sur aliminium, attaches inox et fil de fer, 45×60 mm, Mia Brena-Minetti
Allô! [acte 2] (preview), Banane originelle 1:12, pâte à sel, acrylique, vernis, 13×20×20 mm, 2026, Mia Brena-Minetti & Lieven Dousselaere
Corentin Canesson
Sans titre, acrylique sur cartes postale, 100×150 mm, 2025
Filip Collin
Antigoon—als hij uitademde / kwam er een snottebel / aan zijn neus, 82×209 mm, 2026
Hélène Drénou
Piédestal, carton, scotch, calicot et gouache, 2026
Maxime Fauconnier
The Beautiful Room is Empty, 1988, Texte gravé sur plaque, 10×120 mm, 2026
A Room with a Locked Door, 1954, Texte gravé sur plaque, 10×120 mm, 2026
Pauline van der Ghinst
Once loved, carton, tissus, 2026
Naomi Gilon
Monstruous vase, céramique en grès, émaillée et cuite à 1230°, 2026
Léo Grégoire
Huis clos, photographies argentiques couleurs contre-collées sur carton, 31×47 mm
Inès Guffroy
Toile de tableau, 70×70 mm, 2026
Louise Guerraud
Eat the Rich, Feed the birds, 75×96×14 mm
Naoki Karathanassis
Out of Mind, but smaller, 65×89 mm
Too many o'clock, 65×89 mm
Sunny side up, 65×89 mm
Huiles sur toiles
Morgane Le Ferec
Polly-hommage, texte: extrait de Loading rooms, par Justine Lextrait, 2025
Tommy Lecot
Only the Brave, 140×70×200 mm
Sauvage, 140×70×200 mm
Fils de Dieu, 140×70×200 mm
Carton plume, scotch, vis, encre, vaporisateur, parfum,
Hadrien Loumaye
Space, huile sur toile, 130×130 mm, 2026
Matthieu Michaut
That’s not a corn dog, acier, sable noir, 0,8 × 145 mm, 2025
Source — d. Alien (b), Acrylique, feuille plastique, 19×250 mm, 2026
Rokko Miyoshi
Pillar, Impression 3d en abs, 200×70×50 mm
Yemo Park
shame, découpes de boîtes à chaussures Redback, cadre photo en laiton, film réfléchissant les uv pour fenêtres, 180×180×90 mm
François Patoue
unchained melody, Encre sur papier Arche monté sur panneau en aluminium sérigraphié, 250×180 mm, 2026
Elias Sanhaji
Sans titre, tissus imprimés, 2026
Raphaëlle Serres
see the big picture, cartons et papiers
sun-kissed mini, cartons et papiers
welcome, porcelaines japonaises, fleurs, 2026
Nicolas Valckenaere
& Tom Valckenaere
Recensement Mobile mk5, Subaru impreza wrx awd 2005 1:12, élodée, pouzzolane, sable de la sioule, algues vertes, Frigolite, colle à carrelage, pvc, peinture émail, conserve. 357×136×190 mm, 2026
Darius Zoltan
a_xyz, résine photopolymère, acrylique, écran lcd, 170×50×130 mm, 2026
—
HOST
spasss
a§s & MOEDER HOUSE MUSÉE
PROJECTS
Raphaëlle Serres
PROJET ARCHITECTURAL
Renaud Baeckelandt
DESIGNS & DIRECTION ARTISTIQUE
Raphaëlle Serres
PROJET CURATORIAL
Raphaëlle Serres
CONSTRUCTION DU MUSÉE
Renaud Baeckelandt
Eléonore Bonello
Raphaëlle Serres
TEXTES D’INTRODUCTION AU PROJET
Olivier Brems
INVITATIONS
Eléonore Bonello
Raphaëlle Serres
DIFFUSION CULTURE ET PRESSE
Eléonore Bonello
ATELIER DE MONTAGE
AIDE A LA PRODUCTION
MATIÈRE PREMIÈRE (BOIS)
Wino Baeckelandt
Valérie Vandendriessche
DÉCOUPES DU BOIS
Dieter De Hoolander
TAPISSERIES
Eléonore Bonello
PHOTOS PACKSHOT
Eve Herry
BAR
Camille, Eléonore, Klara & Lisa
RECONNAISSANCE ÉTERNELLE
Wino Baeckelandt
Eléonore Bonello
Olivier Brems
Dieter De Hoolander
Tom & Nicolas Valckenaere
Valérie Vandendriessche
MOEDER HOUSE MUSÉE
remercie chaleureusement touxtes les artistes
et intervenant·ex
HOST
spasss
a§s & MOEDER HOUSE MUSÉE
PROJECTS
Raphaëlle Serres
PROJET ARCHITECTURAL
Renaud Baeckelandt
DESIGNS & DIRECTION ARTISTIQUE
Raphaëlle Serres
PROJET CURATORIAL
Raphaëlle Serres
CONSTRUCTION DU MUSÉE
Renaud Baeckelandt
Eléonore Bonello
Raphaëlle Serres
TEXTES D’INTRODUCTION AU PROJET
Olivier Brems
INVITATIONS
Eléonore Bonello
Raphaëlle Serres
DIFFUSION CULTURE ET PRESSE
Eléonore Bonello
ATELIER DE MONTAGE
AIDE A LA PRODUCTION
MATIÈRE PREMIÈRE (BOIS)
Wino Baeckelandt
Valérie Vandendriessche
DÉCOUPES DU BOIS
Dieter De Hoolander
TAPISSERIES
Eléonore Bonello
PHOTOS PACKSHOT
Eve Herry
BAR
Camille, Eléonore, Klara & Lisa
RECONNAISSANCE ÉTERNELLE
Wino Baeckelandt
Eléonore Bonello
Olivier Brems
Dieter De Hoolander
Tom & Nicolas Valckenaere
Valérie Vandendriessche
MOEDER HOUSE MUSÉE
remercie chaleureusement touxtes les artistes
et intervenant·ex